8 mai 2014

Prescription des délits

Monsieur le Préfet, Monsieur le Procureur,

Je n'ai toujours pas de réponse au sujet de ma plainte du 18 septembre 2012 portant sur le travail dissimulé d'une 15ène d'enfants lors du tournage l'été 2011 de la fiction TOM LE CANCRE. Le délit sera prescrit dans peu de temps et par la présente vous ne pourrez l'ignorer, vos inactions malgré mes alertes laissant à penser que vous êtes complices de l'exploitation d'enfants.

D'autre part je vous prie, Monsieur le Procureur, de m'excuser d'avoir mis en doute vos compétences sur l'e-mail d'hier. J'étais fatigué après une nuit blanche à rédiger moi-même les conclusions présentées hier et par la force des choses j'ai été condamné à être privé de la seule journée en présence de ma fille pour tout un mois, et ce afin de me rendre disponible pour me défendre d'une condamnation abusive, privation qui est à mon sens la plus lourde peine et que j'endure depuis le 15 octobre 2012. Votre travail vous privant souvent de vos enfants, si vous en avez, devrez vous permettre de me comprendre, mais c'est votre choix, pas celui qui m'est imposé comme à vos enfants.

Je me souviens maintenant clairement que lors de votre réquisitoire du 21 février 2014 vous n'avez pas requis de peine d'emprisonnement, mais tout comme l'avocat général hier lors de l'appel à Nîmes, une peine d'amende de 1 000 € que je suis loin de détenir. La confusion venant sans doute que vous avez évoqué les 6 mois de prison prévus pour un outrage à magistrat et que je ne savais pas sur quoi portait votre appel.

Je vous demande, Monsieur le Procureur, sincèrement pardon pour cette mise en doute.

Il apparait cependant que selon vous le cours de la justice place la défense d'un collègue de travail avant le droit des enfants de ne pas être exploités, et je ne sais comment attirer votre attention et vos compétences mises au service de vos fonctions sur l'affaire qui à mon sens conditionne le traitement de mon affaire familiale, et qui est à l'origine du fait que ma femme a fait de notre enfant un objet de conflit, et qui donc me touche particulièrement et profondément.

C'est pourquoi, Monsieur le Préfet, je vous demande de vous joindre à mes efforts afin de convaincre Monsieur le Procureur de la nécessité d'agir dans le sens du droit des enfants de ne pas être exploités, du droit à une vie de famille digne, et d'agir afin de rétablir ces droits et d'en sanctionner les profanations, comme le demande la Loi dans un pays dit de droit.

Veuillez s'il vous plaît m'informer rapidement de l'avenir que vous réservez à cette plainte, dont une copie a été récemment envoyée au bureau d'ordre, accompagnée de pièces significatives car émanant de personnes compétentes en la matière, que je puisse, dûment informé, choisir de prendre les risques constatés en votre tribunal de réaliser une citation directe comportant les faits qualifiés par Mme MARZIVE Nadine, spécialiste du travail des enfants dans le spectacle, peut-être avec l'aide de Monsieur le Préfet que je sollicite par la présente.

Veuillez s'il vous plaît accuser bonne réception de ce message.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Procureur, l'expression de mes salutations respectueuses.