Affichage des articles dont le libellé est article. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est article. Afficher tous les articles

24 janvier 2013

Ravissement

Sur le Flash Festival du 34eme CINEMED le quotidien d’information édité par le Festival International du Cinéma Méditerranéen de Montpellier distribué exclusivement sur les lieux du festival il y a un article sur TOM LE CANCRE où Manuel Pradal répond à quelques questions sur son film.

Tom le cancre, un ravissement pour petits et grands

À propos du mot "ravissement".
La définition (wiki) de ce nom commun retient plusieurs sens. Celui auquel on pense en premier est celui - positif - qui se réfère à un état de l'âme transportée avec joie. Il a été sûrement utilisé dans ce sens. Cependant à la question "Comment réussissez-vous un film qui enchantera autant les enfants que les parents ?" Manuel Pradal répond : "J’avais l’idée d’un conte original qui rassemblerait plusieurs idées de contes où les enfants auraient leurs repères et où les parents retrouveraient leur burlesque. Mais derrière la fable, il y a aussi une morale qui serait le rejet de la différence."

Est-ce une erreur ? Nous avons bien lu "une morale qui serait le rejet de la différence" ? Cette "morale" serait-elle celle de prôner le rejet de l'originalité, de ne pas accepter que des individus choisissent de vivre en marge de notre société, de vouloir en fait imposer des normes ?

Le mot "ravissement" prend alors un autre sens, celui - violent - de l'enlèvement. Et de fait derrière la "fable" TOM LE CANCRE mon enfant m'est enlevée, l'actrice la plus jeune de ce film (Zoé / Poussière), et ce justifié par le juge aux affaires familiales pour "conceptions opposées des parents sur la vie et sur l’éducation de leur enfant". Quelle était notre différence ? Celle de vivre sobrement ? Le fait que les après-midi d'école je l'amenais au potager, à l'école buissonnière en ma compagnie ? Ou encore que je sois le seul à m'opposer à l'utilisation de l'image d'un enfant du film, leur travail lors de la réalisation de ce film étant illégal ?

Je ne sais pas ce qu'avait derrière la tête Manuel Pradal en affirmant cela, si tant est que ses propos n'aient pas été déformés.

Il y a encore un autre sens au mot "ravissement" qui est le fait d'être privé de la maîtrise de ses activités conscientes, notamment dans le cadre d'une démarche mystique. TOM LE CANCRE a été projeté au CINEMED le 31 octobre, jour d'Holloween ou Samain. Je ne suis pas allé à cette projection, on venait de m'enlever le quotidien avec mon enfant ainsi que l'autorité parentale ; c'est comme si le père que j'étais avait été puni de mort alors que je suis un père exemplaire! Il reste l'homme révolté.

Compte tenu de l'impunité dans laquelle cette entreprise évolue, le cinéma ayant l'auréole du prestige, je me demande sincèrement s'il n'y a pas effectivement de la sorcellerie, de la magie, et pas seulement celle de Lanterna Magica (l'association que préside Manuel Pradal qui présente le travail des enfants comme un atelier, sur le papier) pour que certains ne prennent pas conscience de l'influence d'un tel média dans notre culture, et qu'ils en parlent à l'envers, en affirmant l'inverse de la réalité, participant à une mentalité qui impose l'injustice au nom de la justice, la guerre au nom de la paix, le totalitarisme marchand au nom de la démocratie, etc. etc. Je ressens cela comme une grave profanation, et le dénonce comme perversion de la nature humaine.

6 janvier 2013

Inattendu

Le Dauphiné Libéré (Privas) du vendredi 4 janvier 2013 présente ce film à sa une comme un atelier cinéma dont les fruits devaient rester "au placard" selon les propos de Manuel Pradal rapportés par le journaliste.

J'affirme que c'est un mensonge, je témoigne du fait que nous avons participé, tous, à la réalisation d'un film dans l'objectif de faire du cinéma, ce n'était pas un atelier associatif pédagogique pour des enfants en vacances, mais bel et bien un travail intense. Mais vous comprendrez qu'en n'ayant pas demandé de dérogations pour le travail des enfants (interdit comme le bénévolat avant 16 ans), ni d'autorisations (préfecture), et que ce film n'ayant pas de visa ni de RPCA il est opportun de le présenter comme un atelier pour échapper à la loi.

Or selon le Réveil du Vivarais du 20 octobre 2011 : "La date de sortie de cette ode à l’école buissonnière est prévue pour fin 2012" (source). Ainsi Monsieur Robin CHARBONNIER auteur de l'article du Dauphiné Libéré "Des enfants ardéchois devenus stars d’un film inattendu" et directeur de l'agence de Privas, vous êtes responsable de relayer des mensonges, et je ne sais pas dans quelle mesure le mot "inattendu" a été en conscience choisi.
"Alors que l'immatriculation des films de cinéma est obligatoire, celle des œuvres audiovisuelles non cinématographiques, permise depuis le 1er janvier 1986, est facultative." (source)
En page 28 de ce quotidien dans la section "repères" de l'article, Mila Delacour est présentée comme actrice du film, or je me suis opposé à l'utilisation de son image. De plus sur la photographie de cet article est visible une autre photographie en premier plan, floue, représentant un des enfants (Matys) à la caméra sur les genoux du cadreur (fils du directeur de la photographie Yorgos Arvanitis) et moi en plein travail avec un moyen-format. Provocation?

En attendant, par décision provisoire du juge aux affaires familiales de Privas et sur la requête de mon ex-femme, Mila et moi avons perdu le quotidien où nous nous épanouissions ensemble une semaine sur deux depuis juin 2010, et j'ai perdu l'exercice de l'autorité parentale, ce qui n'est pas une sanction d'après le juge, mais pour qui ou pour quoi n'est-ce pas une sanction?





Lundi 7 janvier 2013 j'ai téléphoné à Robin Charbonnier pour lui demander de publier mon opposition à l'utilisation de l'image de Mila Delacour dans "Tom le cancre". Il a refusé prétextant que cela appartenait à une affaire privée. Or il s'agit de l'utilisation de son image en public, et de la diffusion de son nom qui est aussi le mien dans l'édition du journal dont il est responsable. Quand je lui ai demandé s'il était Franc-Maçon il a répondu ne pas avoir à répondre à cette question. J'ai rétorqué que c'était une réponse.

Mercredi 9 janvier 2013 j'ai eu au téléphone la secrétaire de Jean-Pierre Souchon, rédacteur en chef du Dauphiné Libéré qui m'a affirmé de rien pouvoir faire. Je lui demandais de publier dans leur journal (Privas) que le père de "Zoé / Poussière" dans "Tom le cancre" s'est opposé à l'utilisation de son image, sans le justifier. Est-ce qu'ici pouvoir est ne pas vouloir?

Scan de l'article du Dauphiné Libéré (pdf).