26 mars 2013

Rencontre avec Manuel Pradal

Hier matin, lundi 25 mars, jour du 6eme anniversaire de Mila, nous avons passé Manuel et moi 2 heures à discuter de TOM LE CANCRE à Saint Montan.

Manuel m'a rassuré en m'affirmant que Reel Suspects n'avait pas pour le moment ni la capacité ni l'autorisation de signer des contrats de vente pour TOM LE CANCRE (TOM THE TRUANT). Des chaînes de télévisions étrangères semblent intéressées à la condition d'opérer quelques changements, dont la scène où Tom fait pipi sur les enfants (ils n'ont pas vu que Manuel s'est fait arroser ensuite par les enfants).

Cependant la structure juridique du film, qui n'est plus une production de la société N°7 (le contrôleur du travail sur le secteur n'a reconnu aucun élément allant en ce sens), et qui ne devrait pas rester sous le statu de l'association loi 1901 LANTERNA MAGICA selon Manuel hier, n'est pas encore posée ; ainsi il n'est pas encore possible de rédiger des contrats nous liant à une partie non encore clairement identifiée (en tout cas pas pour Monsieur Meignen, du moins au téléphone).

Je crains que la loi sur le travail des enfants étant fort claire, c'est à dire que le travail des enfants est strictement interdit en France sauf sur dérogation, et que celle-ci n'ayant pas été demandée par N°7, il n'y ait que 3 possibilités :

  •  le ministère du travail, à titre exceptionnel et à l'égard de l'œuvre déjà réalisée (si le ministère de la culture a cet égard), accorde cette dérogation (à qui?) à postériori, et ainsi reconnu le travail des enfants pourtant très visibles, des acteurs et figurants et de l'équipe pourra être exploité (par qui?) dans un cadre normal de commercialisation d'une œuvre audio-visuelle.
  •  le cadre associatif de LANTERNA MAGICA, et là je ne sais pas comment les moyens, l'énergie, les efforts, la disponibilité et l'organisation, mais aussi l'argent dont quelques salaires de N°7, accordés pour  la réalisation de cette fiction durant l'été 2011 seront exploités (à titre non-lucratif dans les écoles ou lors de festivals, ou distribution et donc commercialisation au public, mais comment et dans quelles conditions?).
  • TOM LE CANCRE restera un « OVNI », terme utilisé par Manuel à propos de son film (ça lui va bien de mon point de vue, n'ayant pas exactement identifié l'objet volant pour le moment mon quotidien avec Mila, et je vous prie de croire qu'il nous manque) « OVNI » passant comme ça dans quelques sphères, sous la forme d'un film, d'un extrait de film, de quelques photographies, et un peu de bruit tout autour.

Pour dépasser le conflit je suis prêt à tolérer le fait que mon opposition à l'utilisation de l'image de Mila a été méprisée lors des festivals et des projections organisées par Reel Suspects, à ce que mes photographies soient utilisées dans un cadre non-commercial. J'aimerais qu'un agent artistique soit mandaté pour négocier les contrats (s'il doit y en avoir et avec qui?) dans l'intérêt des enfants, mon expérience personnelle des autorités me laissant une grande amertume vis à vis de la gestion de mon affaire familiale, la garde alternée mise en place depuis juin 2010 (avant cela j'étais homme au foyer la plupart du temps) détruite, et ne pouvant plus faire de choix concernant Mila, ayant perdu l'exercice de l'autorité parentale dans le contexte de ce conflit.

Seul il m'est trop difficile de faire pression afin de faire reconnaître le travail que la réalisation de TOM LE CANCRE a nécessité, je veux dire ce que le film ne montre pas directement, dont par exemple ne serait-ce que les jours et les heures de présence des enfants lors du tournage (les documents sont où?). Je veux tourner la page, j'y ai trop perdu, et à quoi bon si personne n'y voit l'intérêt sinon que le film soit diffusé à tout prix ? J'y ai perdu des points de vie comme à Mario Bros selon Yannis.

En tout état de cause, je maintiens mon opposition à l'exploitation commerciale de l'image de Mila tant que le film n'a pas de structure juridique clairement posée et qu'elle ne bénéficie pas de contrats (et serais disposé à signer de tels contrats si je récupère l'exercice de l'autorité parentale qui en dispense la nécessité à présent).